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Melvin TAYLOR


au théatre de Vienne



[Date de rédaction: Jeudi 05 Juillet 2001]



Hier soir, au théatre de Vienne (38), le Club de Minuit dans le cadre du Fetival de Jazz, accueillait Melvin TAYLOR.

Je ne connaissais pas Melvin TAYLOR. J'en avais entendu parler comme étant un ersatz de Stevie Ray VAUGHAN et de Jimi HENDRIX.
Le son promettait d'être gros, fort, et dur. Mais ça valait le coup de voir, d'entendre, n'est-ce pas ?

Il y avait d'abord beaucoup de monde, comme d'habitude, trop pour la taille du théâtre. Il y fait alors une chaleur étouffante et c'est une chance si on peut trouver une place. Mais bon, j'étais déja initié.

Melvin Taylor est alors arrivé pour jouer avec un batteur et un bassiste.
Il a commencé son show par un instrumental, sur une guitare dont je ne connais pas le nom mais qui est du style de celle qu'on voit entre les mains de georges BENSON, avec un son jazzy trés agréable. On a tout de suite senti que le niveau était trés élevé. Un moment, j'ai pensé à Duke ROBILLARD. Cependant rien de bien blues, mais trés bien quand même (comme quoi, il n'y a pas que le blues) . Puis Melvin a commencé à changer de son avec des pédales d'effets, et ce de plus en plus souvent.
Il s'est mis à jouer trés vite, avec une dextérité incroyable, par-dessus le manche, et de plus en plus fort. L'effet était vraiment spectaculaire.
On s'éloignait encore un peu plus du blues, certes.
Le morceau a duré, Melvin enchainant les effets les uns aprés les autres, exposant une technique de jeu foudroyante, mais qui a amené la fin du morceau dans un mélange d'euphorie et de soulagement pour le public.

Le second morceau a été sur le même schéma, à savoir un début soft, au son jazzy trés bien maitrisé, vraiment agréable, puis la montée en puissance, le déferlement des effets, les mêmes techniques de jeu affolantes à nouveau démontrées.

Le troisième aussi. Je suis donc parti. Furieux.

Oui, furieux qu'un tel musicien, maitrisant tant sa technique, avec un son aussi agréable dans les intros, gache a ce point ce talent dans une sorte de démonstration spectaculaire finalement sans intérêt.
Je me suis dit "Que ce serait beau s'il jouait du jazz, s'il s'essayait à faire du blues". Une musique où il mettrait un peu plus de feeling, d'émotions, où il maitriserait le son pour en faire quelque chose d'harmonieux.
Mais non, hier soir, la seule chose dont il m'a convaincu, c'est qu'il a bien appris ces exercices. C'est peut-être un début, je ne demande qu'à ce qu'il évolue vers le bon chemin, c'est à dire ce qui est pour mes oreilles une musique écoutable. Peut-être la voix du blues, pourquoi pas.

Enfin, je ne suis pas mécontent d'avoir assisté au début de ce concert, j'ai pu voir à quel point on peut jouer vite et alterner des techniques de jeu aussi spectaculaires. Malheureusement, on s'en lasse vite.
[...]
PS: J'aime HENDRIX, j'admire Stevie Ray VAUGHAN, j'aime beaucoup Joe SATRIANI et Steve VAI.


© Philippe ESPEIL Dans les emails, remplacez _A_ par @ - Dernière modification: Mercredi 31 Octobre 2001